Bandeau-pages-expositions_1_edited_edite

Kimberley de Jong

(M)other

2020-21

Artiste et témoignage : Sara Hanley

Musique : Anne Bourne, violoncelle et le groupe « Set Fire To Flames », piste « Your Guts Are Like Mine ».

Artiste et témoignage : Karla Étienne

Musique : Antoine Berthiaume

Artiste et témoignage : Louis-Elyan Martin

Artiste et témoignage : Brianna Lombardo

Musique : Joan Wasser « Real Life »

Artiste et témoignage : Isabelle Poirier

Musique : Colleen « Everyone Alive Wants Answers ». Écrit par Cecile Schott (SACEM). Utilisé avec l'autorisation de Cecile Schott et Thrill Jockey

Artiste et témoignage : Caroline Laurin-Beaucage

Musique : Antoine Berthiaume

Au départ, j’ai envoyé un sondage à des parents sur l’expérience de la maternité et la transition vers la parentalité. Mes principales interrogations étaient les suivantes : se sont-ils sentis soutenus? Ont-ils vécu un traumatisme? Quels étaient leurs mythes concernant la parentalité avant de devenir parents eux-mêmes? Comment pourrions-nous adapter le système de santé pour mieux servir le corps lors de l’accouchement?   

 

 

À partir de ces réponses, j’ai choisi de travailler avec six des participant·e·s ayant des vécus très distincts. J’ignorais alors que j’allais travailler avec des interprètes en danse. Il est devenu évident que j’avais besoin de travailler avec leurs histoires dans leurs corps, ainsi qu’avec leurs récits. Les mots racontent une partie d’un vécu, mais le corps s’exprime autrement. 

 

 

Les entretiens ont été captés, puis les interprètes ont improvisé sur leurs récits. En travaillant dans cet ordre, le corps continue à s’exprimer. Par ailleurs, j’ai fait le choix de proposer que ces improvisations soient réalisées par des interprètes nu.es pour célébrer le corps postpartum et normaliser différentes tailles et formes. Ce processus repose toujours sur le consentement. Par exemple, Karla, dont la pratique chorégraphique est la danse africaine, a senti que son mouvement ne pouvait rester authentique dans la nudité. D’autres artistes ont perçu la proposition comme un défi à relever, tandis que d’autres encore étaient tout à fait à l’aise avec celle-ci.  

 

 

L’aspect le plus difficile de ce processus a été de sélectionner et de mettre de côté certaines parties des entretiens et des performances pour créer une chorégraphie cohérente entre les histoires incarnées et les témoignages. J’ai appris à utiliser un logiciel de montage vidéo qui est devenu mon principal outil chorégraphique. La salle du CEUM, le lieu des tournages, est devenue le fil conducteur entre les artistes.  

Kimberley de Jong

centre_dexpo_600x200_noir.png
logo-chaire-maternite_noir.png