Dans le cadre de sa programmation à distance de l'été 2021, le Centre d'exposition de l'Université de Montréal a présenté Nos corps ont leurs raisons qu’il nous faut comprendre, une exposition commissariée par Camille Richard, dans laquelle sont explorées les relations entre les humains et non-humains dans une perspective d’interdépendance afin d’imaginer de nouvelles façons solidaires de vivre-ensemble.

L'exposition est inspirée des œuvres de seize artistes de la Collection d’oeuvres d’art de l’Université de Montréal – Germaine Bernier, Ève Cadieux, Cozic, Denis Farley, Betty Goodwin, Sophie Jodoin, Renée Lavaillante, Janine Leroux-Guillaume, Suzelle Levasseur, Doreen Lindsay, Suzanne Meloche, Francine Simonin, Serge Tousignant, Arthur Villeneuve et Irene F. Whittome – qui ouvrent une réflexion sur la cohabitation des notions d’individualisme et de collectivisme dans l’espace politique et social. En appréhendant le corps, à la fois, comme refuge, rencontre et futur, la narration de l’exposition prend la forme d’un dialogue fluide qui estompe les barrières entre la sphère privée (personnelle et intime) et la sphère publique (commune).

L’intitulé Nos corps ont leurs raisons qu’il nous faut comprendre est une citation provenant du livre Par-delà les frontières du corps de la théoricienne Silvia Federici. Dans une perspective de résistance, l’auteure y soulève que nous pouvons nous réapproprier les comportements et les désirs de nos corps exploités par le système capitaliste en reconstruisant notre lien avec la nature. Cette exposition est donc le résultat d’une réflexion autour de ces propos et vise à approfondir les notions d’interdépendances dans notre société.

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La commissaire 

Camille Richard 

Camille Richard est une auteure et chercheure qui vit et travaille à Tiohtiá:ke/Montréal. Ses intérêts de recherches portent sur les études du champ curatorial ainsi que sur des pratiques artistiques conceptuelles et contextuelles qui redéfinissent les paramètres de l’espace d’exposition ainsi que la production de savoirs. Candidate à la maîtrise en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal, elle a été co-coordonnatrice des conférences Hypothèses (2018-2020) et assistante de recherche pour le groupe Une bibliographie commentée en temps réel : l’art de la performance au Québec et au Canada. Ses plus récents projets d’expositions incluent Refus contraire (Galerie de l'UQAM, 2018) et Champ liminal (Espace parenthèses, Manif d’art 10, 2022). À titre de chercheure, elle a effectué une résidence à Est-Nord-Est (2020) et à La Chambre Blanche (2021).