« Il y a un noir au musée ». Conversations sur les (in)visibilités

Du 8 septembre 2022 à avril 2023 (dans le hall du Centre d’exposition)

Artiste: Stanley Février

Ce cycle de discussion est inspiré par une œuvre en néon de Stanley Février, qui est exposée pendant un an dans le hall du Centre d’exposition. Quatre rencontres, organisées en collaboration avec l’artiste, permettent d’aborder la question des (in)visibilités, qui est au cœur de ses préoccupations. Les discussions permettront d’envisager la portée de la phrase de Février, « Il y a un noir au musée », en l’envisageant en regard de différentes communautés et de différents contextes.

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Il y a un noir au musée (2022)

Néon

Dimensions variables

Prêt de l’artiste

 

Cette sculpture lumineuse juxtapose, grâce à la fluidité de l’écriture cursive, sept mots formés en tubes de néon blanc fluorescent. Il y a un noir au musée se lit comme une observation, dont la force réside dans la simplicité de la prose. En énonçant la présence d’un artiste noir, Février tend à exposer le racisme, l’exclusion, l’injustice et les inégalités qui sont vécus par plusieurs personnes autant dans le milieu de l’art que dans l’ensemble de la société.

 

Cette œuvre a été présentée dans le cadre de l’exposition individuelle Être humain, est un mal(e) absolu ?, en 2022, à EXPRESSION (Saint-Hyacinthe).

CYCLE DE DISCUSSIONS

 

En collaboration avec Stanley Février, le Centre d’exposition de l’Université de Montréal présente, en 2022-2023, une série de rencontres inspirée de cette œuvre. Ces discussions ont pour objectif d’aborder la question des (in)visibilités, un enjeu moteur du travail de l’artiste. En outre, les discussions permettront d’envisager la portée de la phrase de Février en la déclinant en regard de différentes communautés et de différents contextes.

PROCHAINE RENCONTRE

 

« Les artistes femmes sont-elles condamnées à l’obsolescence ? »

 

Mardi 4 octobre 2022 de 11 h 45 à 12 h 45, au Centre d’exposition

 

Pour la première discussion, l'artiste souhaite aborder la situation des femmes, leur (in)visibilité dans le milieu culturel et artistique, particulièrement à l’égard de l'évolution de leur carrière dans le temps. En abordant notamment le thème de l’âgisme, les invitées exploreront des enjeux de représentation et d’exclusion.

 

Invitées :

José Dupuis, artiste interdisciplinaire dont le travail porte sur la représentation et la construction du corps et du féminin. https://josedupuis.myportfolio.com/jose-dupuis

 

Suzanne Paquet, professeure titulaire au département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques de l’Université de Montréal, chercheuse principale du projet « Art et site ». http://www.artetsite.org/

Biographie de l’artiste

 

L’artiste québécois Stanley Février est né en 1976 à Port-au-Prince. Également chargé de cours à l’Université de Montréal, son travail repose entre autres sur une critique du milieu culturel et des relations de pouvoir qui le construisent. Ses préoccupations pour les enjeux sociaux et les identités culturelles s’expriment par des œuvres sensibles, politiques et engagées qui donnent à voir les violences qu’engendrent de telles inégalités.

 

Cet activisme qu’on retrouve avec Il y a un noir au musée fait écho à plusieurs performances que Stanley Février a réalisées et qui lui ont valu, en 2022, le titre de finaliste du prix Sobey pour le Québec. Soulignons ici An invisible majority (2018), It’s Happening Now (2019) et plus récemment Le Musée d’art actuel / Département des invisibles (MAADI) (2022).