HANNAH CLAUS

iakoròn:ien’s

[the sky falls around her]

C’est que le paysage est lié à trop d’émotions, à trop d’enfances, à trop de gestes déjà et, semble-t-il, toujours accomplis. Lié à ce rêve toujours renaissant de l’origine du monde – il aurait été « pur », d’une pureté dont nous entretiennent les éden (sic), et où nous retournons malgré notre savoir. 

Cauquelin, p.13

Parcourir le sentier. Trouver un point de vue sur le ciel. Une ouverture. Claire. Des arbres tout autour. Tracer les contours des feuilles. Un à un, retirer les espaces négatifs. Ce qu’il y a entre. Le ciel tombe. Par morceaux. Des chutes incalculées. Pourtant prévisibles. Ce n’est qu’un cycle. Une perte. De repères, et de liens. Se sentir déracinée, ne plus pouvoir revenir en arrière. Non-retour. Vouloir pourtant. Être ici. Être ailleurs. S’accrocher à plus grand. Au lointain. D’une part, le dessin comme legs intergénérationnel. Croire en un don venu du ciel. D’abord, apprendre à tracer des lignes. À aimer les espaces entre. L’espace de la feuille schématisé. Un fil tiré pour composer une nouvelle trame. D’un récit de déracinement à un autre. L’espace géographique découpé. Des repères différents. Mais cela revient au même; la perte, le décalage, le vide. Le sentiment constant d’être entre. Une neutralité qui n’existe pas. Le ciel tombe sur elle(s). Lentement, il fait noir. Puis, se souvenir : ce n’est qu’un cycle.

Le lieu ne saurait être autre chose qu’une métaphore de l’espace or, comme l’exemple, la métaphore est ce qui rapproche sans identifier. L’espace n’est jamais vraiment , il est au-delà, en deçà, à côté. est simplement le lieu, qui jamais ne coïncide avec l’espace. Il y a bien un espace vide, il est inqualifiable.

Westphal, p.250

Andrée S. De Groot, Mont Saint-Pierre, 1972, aquarelle sur carton, 56,4 x 71,7cm.

© Succession de l’artiste, 2020. Photo : Patrick Mailloux (2020). Collection d'oeuvres d'art de l'Université de Montréal.

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