ARIANE PLANTE

À l'imprévu des forêts

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Car le cadre coupe et découpe, il vainc à lui seul l’infini du monde naturel, fait reculer le trop-plein, le trop-divers.

Cauquelin, p.104

La nature ne sélectionne pas, les éléments y coexistent. Il ne s’agit pas de répertorier, non plus d’identifier, mais de capter ce qui fait la somme. S’attarder aux détails, sans définir le particulier. Une écologie de l’attention. Décomposer. Par fragments valant pour la totalité de la nature. On pourrait être ici, on pourrait être ailleurs. Familière étrangeté. Un sentier à suivre. Figé. En vingt-neuf actes. À force d’accumulation – de sensations, de spécimens – élargir tranquillement la vue et là, observer le paysage qui reprend forme. Un paysage classique. Mais encore, on pourrait être ici, on pourrait être ailleurs. Où est-il alors le récit du lieu ? Où trouver les indices d’une géographie spécifique ? Écouter. Composer une trame. De plus en plus habitée. Habiter la complexité de l’espace organisé, de l’espace vivant. D’un espace singulier. Plus on revoit, plus on voit. Plus on entend. Fouiller. Saisir. Assembler. Suivre le sentier. Arriver. Enfin. Douter. Revenir aux [re]compositions. Renverser l’arrière et le premier plan. Les perceptions sensorielles. Et toujours, on pourrait être ici, on pourrait être ailleurs.

Organiser et constituer la cohérence du point de vue, ce serait montrer que l’on voit ce que l’on voit : c’est-à-dire l’état des choses telles que la raison connaissante les appréhende. […] Car la peinture (l’œuvre) donne à voir non des objets mais le lien entre les objets, comme elle s’essaie aussi à tisser un lien incorruptible entre ce que l’on sait et ce que l’on voit. 

Cauquelin, p.58

Jeanne Rhéaume (1915-2000), Oliviers et cyprès, 1953, huile sur toile, 76.20 x 64 cm. © gracieuseté de la succession de l'artiste, 2020. Photo : Daniel Roussel (2004). Collection d'oeuvres d'art de l'Université de Montréal.

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